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  • Hardouin est mort...

    Il est des messages qu'on aimerait ne pas recevoir au creux de l'été - et en fait, jamais ! Hardouin est mort, m'a-t-on appris...Il était plus jeune que moi...

    Hardouin, c'est un de ces camarades sans qui ni Des Sous,ni J'ai dû n'auraient pu être ce qu'ils ont été. Un des maillons de cette chaîne de solidarité à laquelle je faisais appel à la naissance de Des Sous. C'est lui qui a hébergé pour moi le site de J'ai dû louper un épisode parce que je ne savais pas le faire. Lui qui nous aidés aussi pour un autre site militant, dans l'urgence. Il était carré et on pouvait compter sur lui. C'était aussi un gars qui avait choisi de mettre en accord sa façon de vivre avec ses convictions. Aux dernières nouvelles, il était apiculteur en Bretagne - et toujours attentif au monde qui l'entourait... Je l'espérais heureux, là-bas...

    Des Sous et J'ai dû, c'est Gaël, mon premier webmaster, Droni - si important et que j'espère heureux quelque part-, Audrey, ma transcriptrice d'élite, Alex, mon relecteur,  et puis des dizaines d'autres qui ont donné un coup de main au fil des ans. Et il y avait Hardouin, le fidèle...

    Ce soir, j'ai perdu un camarade.

    C'est un joli nom " camarade", tu sais, Hardouin...

     

    Pour toi, Hardouin.

     

  • Christian Salmon et Mitterrand : le règne des comptables....

    J'voudrais pas dire..., mais c'est quand même la fin de l'article de Christian Salmon qui était fécond, là  , sur Médiapart, pour ceux qui sont abonnés ( et je rappelle à tout hasard qu'il y a une promo en ce moment , ou que je peux vous faire bénéficier d'un mois de lecture, histoire que vous soyez accro rapidement...). Christian Salmon, c'est celui qui a écrit Storytelling.La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (La Découverte, 2007), Je vous le colle :

    "L’impasse narrative du pouvoir socialiste n’est donc pas réductible à un défaut de com’, comme s’acharne à nous en convaincre la cohorte bavarde des décodeurs, des décrypteurs. C’est le fruit d’une déconnexion historique entre la souveraineté de l’Etat et la représentation du pouvoir. D’un côté une bureaucratie anonyme, de l’autre des hommes politiques désarmés. D’un côté des décisions sans visage, de l’autre des visages impuissants. Résultat : l’action est perçue comme illégitime et la parole publique a perdu toute crédibilité.

    François Mitterrand avait pressenti cette évolution qui ruinait à terme le présidentialisme à la française : « Je suis le dernier des grands présidents… Enfin, je veux dire, le dernier dans la lignée de de Gaulle. Après moi, il n'y en aura plus d'autres en France. » Il avait parfaitement diagnostiqué les raisons de cette extinction programmée de la fonction présidentielle : « À cause de l'Europe… À cause de la mondialisation… À cause de l'évolution nécessaire des institutions. Après moi, il n'y aura que des comptables. »

    C'est pas moi qui le dit, c'est lui! Mais ce n'est pas le "présidentialisme" qui est en question, c'est la démocratie.... Mondialisation, Union Européenne... Quel pouvoir reste-t-il à nos dirigeants nationaux??? A quoi sert d'élire des représentants quand on laisse, par exemple, un blanc-seing à la Commission européenne non élue pour négocier un traité de libre-échange avec les USA - sans jamais que la marche en avant vers ce traité ait fait l'objet du moindre débat démocratique... "La souveraineté de l'Etat"...? Plutôt la "souveraineté populaire",  mise en oeuvre par l'Etat. Le néolibéralisme, par essence, cherche à la contourner  ( pour ne pas dire à la détruire). Dès lors, retour au début du  texte de Lordon, dans un billet précédent...

  • Sapir et Lordon, la Nation et la souveraineté...

    Vous avez eu le temps de lire le papier de Lordon? Eh bien maintenant il vous faut lire le papier de Sapir sur le papier de Lordon ! http://www.marianne.net/russe-europe/Souverainete-et-Nation_a190.html

    On pourrait me dire que Sapir va chercher des noises à Lordon.... Non, parce que, comme il l'avait fait lors d'un autre échange de réflexions avec Cédric Durand, Jacques Sapir s'empresse de qu'il est d'accord sur la globalité du texte. Et ça, moi, j'aime !

    Pour moi, ce sera lecture du soir... J'aime bien quand "mes" économistes se causent... C'était un des mes rêves de réussir à les faire "s'entre-causer"... Lordon, Todd, Sapir, Gréau et puis d'autres.... c'est en cours....

    Sur la question de la Nation et de la souveraineté, de Jacques Sapir, vous pouvez ré-écouter cela. 9a date de 2006...

    154 31 Octobre 2006 Jacques Sapir Souveraineté, souverainisme et nationalisme...
  • Lordon, la Nation et la souveraineté

    Ca ne vous a pas échappé, tout de même? Frédéric Lordon a publié sur son site un texte fondamental. Parce que oui, il dit enfin tout haut ce que je pense tout bas...,  que la mise à bas du néo-libéralisme passe par le fait que la Gauche se ressaisisse de deux notions-clef : la Nation et la souveraineté. Evidement pas comme l'extrême-droite les comprend... ( lien texte en entier)

    Un apéro?

    " [..]Repli national », en tout cas, est devenu le syntagme-épouvantail, générique parfait susceptible d’être opposé à tout projet de sortie de l’ordre néolibéral. Car si cet ordre en effet se définit comme entreprise de dissolution systématique de la souveraineté des peuples, bien faite pour laisser se déployer sans entrave la puissance dominante du capital, toute idée d’y mettre un terme ne peut avoir d’autre sens que celui d’une restauration de cette souveraineté, sans qu’à aucun moment on ne puisse exclure que cette restauration se donne pour territoire pertinent – n’en déplaise à l’internationalisme abstrait, la souveraineté suppose la circonscription d’un territoire – celui des nations présentes… et sans exclure symétriquement qu’elle se propose d’en gagner de plus étendus !

    Prononcer le mot « nation », comme l’un des cas possibles de cette restauration de la souveraineté populaire, peut-être même comme l’un de ses cas les plus favorables ou du moins les plus facilement accessibles à court terme – précision temporelle importante, car bien sûr le jacquattalisme du gouvernement mondial, lui, a le temps d’attendre… –, prononcer le mot « nation », donc, c’est s’exposer aux foudres de l’internationalisme, en tout cas de sa forme la plus inconséquente : celle qui, soit rêve un internationalisme politiquement vide puisqu’on en n’indique jamais les conditions concrètes de la délibération collective, soit qui, les indiquant, n’aperçoit pas qu’elle est simplement en train de réinventer le principe (moderne) de la nation mais à une échelle étendue !"

  • Les jours heureux, de Gilles Perret

    les jours heureux,gilles perret,stéphane hessel,raymond aubrac,maurice kriegel-valrimont,philippe dechartre,christophe ramaux,léon landiniCe que je faisais le 25 Juin dernier au soir... J'avoue ! J'étais au cinéma avec les amis du Carmadou. J'avais été inscrite d'office à la séance de projection en avant-première du film de Gilles Perret, Les jours heureux...

    Non non non, il ne s'agissait pas d'une bluette estivale, mais bien d'un film sur...le programme National de la Résistance élaboré au creux de l'hiver nazi, en 1943. C'est que l'on savait donner de beaux titres, en ce temps, malgré ce temps-là, des titres pleins d'espoir, celui d'un monde meilleur à venir : et ce titre, c'était celui de la deuxième partie du PNR, qui suivait celle consacrée aux moyens à mettre en oeuvre pour chasser l'ennemi du territoire.

    Gilles Perret, je le connaissais déjà pour avoir vu Ma mondialisation qui montrait les conséquences du libre-échange sur les décisions de petits patrons des Alpes. Et ce nouveau documentaire, il faudra que vous alliez le voir à la rentrée ! Dès qu'il sortira !! Parce qu'il ne restera sans doute jamais bien longtemps à l'affiche à tel ou tel endroit.

    Le Programme de la Résistance.... Rappelez-vous... Personne, personne ne voulait en célébrer son anniversaire en 2004, pour ses 60 ans... A cette époque, on pouvait encore trouver de grands Résistants bien vivants et les faire témoigner... C'est d'ailleurs Attac, dont Jacques Nikonoff à cette époque était le Président, qui a permis au moins une commémoration de cette anniversaire, avec un grand colloque en présence de très grands Résistants : y assister fut un grand bonheur....

    A cette époque, 2004, douze grands Résistants avaient signé un appel à la commémoration du 60° anniversaire du PNR. Il s'agissait de Lucie Aubrac , Raymond Aubrac , Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre , Georges Guingouin , Stéphane Hessel , Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey. De ces douze, à ma connaissance, huit sont morts et ne pourront  jamais plus être interviewés. En 2004, Libération et Le Monde avaient refusé de publier leur tribune...

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  • Retraites : faut-il encore une réforme?

    C'est un  email d'Alternatives économiques que je gardais sou le coude depuis fin Mai...Et il y avait un accès à un PDF qui répond à cette question :

    Bref, avant que nous soyons contraints de manifester en Septembre, je vous suggère de lire ce dosseir pour rassembler des arguments. C'est édifiant, vous verrez !

    Le sommaire?

    "Retraites : faut-il encore une réforme ?

    Rien ne presse en matière de retraites. La crise a certes creusé les déficits, mais les perspectives à long terme ne sont pas mauvaises. Notamment parce que le tour de vis imposé par les précédentes réformes a été très sévère. Le système mérite néanmoins d'être simplifié.


    Les efforts ont déjà été faits
    Vingt ans de réformes ont assuré la viabilité du système de retraites français à moyen terme. Avec un coût élevé pour les futurs pensionnés, auxquels il sera difficile d'en demander davantage.

    La France ne fait pas de cadeaux aux retraités
    Le régime de retraite hexagonal n'est pas plus favorable que celui de ses voisins, si l'on tient compte de la durée de cotisation et des conditions d'accès à une retraite à taux plein.

    Un système complexe et illisible
    Incompréhensible pour la majorité des citoyens, le système de retraites français pénalise ceux dont la carrière a été marquée par les aléas.
    Les efforts ont déjà été faits

    Réformer pour quoi faire ?
    Henri Sterdyniak, économiste à l'OFCE, et Antoine Bozio,économiste à l'Ecole d'économie de Paris, confrontent leurs analyses sur l'opportunité d'une réforme et proposent des pistes pour améliorer notre système de retraites"

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