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banques

  • Gaël Giraud : La monnaie, ce sont les banques privées qui la créent ! 2/2

    Vous vous souvenez? La semaine dernière, nous avions appris que la monnaie, ce sont les banques privées qui la créent. Si elles ne jugent pas profitable pour elle de faire un crédit, donc de créer de la monnaie, pas de sous…, même si le projet pouvait avoir une utilité sociale certaine.

    C’est Gaël Giraud, chercheur en économie au CNRS et auteur de Illusion financière qui nous avait expliquer cela.Mais notre entretien s’était poursuivi : moi, ce que je voulais comprendre, c’est pourquoi on laisse les choses se passer ainsi… Pourquoi la question de la monnaie ne devient pas une question politique, puisque de fait, la monnaie est un bien commun….

    Voici les explications de Gaël Giraud ( dont il faut que vous lisiez les ouvrages !).

    MP3 et transcriptions téléchargeables grâce aux petites icônes :   

     


    Gael_Giraud_ce_sont_ les_banques_qui_creent_la... par pascale-fourier

    Transcription lisible sur le Net ci-dessous ( transcription effectuée par la très efficace Audrey d’Aquin)

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  • MP3 - Gaël Giraud : La monnaie, ce sont les banques privées qui la créent ! 1/2

    Moi, j'aime pas la vidéo ! Mais j'adore le son !!!!

    Vous voyez en-dessous, le petit haut-parleur? Si vous cliquez dessus, vous aurez juste le son...

    Pour le télécharger, il faut faire clic gauche sur l'icône, "enregistrer la cible du lien sous", et hop, c'est dans votre ordi ! Après, vous pouvez le mettre sur un objet mobile ( mais là, j'avoue, je suis un peu sous-douée pour la manip'...).

    Bonne écoute ! La suite arrive mardi prochain ( après un montage vidéo épique pour moi!!!!!!!!!! Pppffffuuuuiiii !)

    Novembre 2014 Gaël Giraud
    • La monnaie, ce sont les banques privées qui la créent 1/2
  • Gaël Giraud : La monnaie, ce sont les banques privées qui la créent ! 1/2

    Les sommes qui circulent dans la sphère financière sont hallucinantes si on les met en regard des sommes qui circulent dans l’économie réelle. Moi, ce que je me demandais, en voyant les chiffres, c’est d’où ils venaient, les sous… L’addition des sommes ponctionnées sur l’économie réelle??

    J’ai lu Illusion financière, un livre publié en 2012 par Gaël Giraud… Et là, je suis tombée de haut! Les sous, ils viennent peut-être de sommes ponctionnées sur la « vraie » économie, le fruit du travail des salariés, mais ils viennent surtout des banques privées qui créent des sous tout exprès pour que les investisseurs jouent au grand casino de la finance !

    Vous me direz : « On s’en fiche, alors si les sous ne viennent pas de notre spoliation et que les financiers jouent entre eux! ». Oui, sauf qu’il y a des bulles, des crises, dont on voit les répercutions dans la sphère réelle ( avec hausse du chômage et politiques d’austérité à la clef). Et puis si les banques créent des sous pour que certains jouent au casino, pourquoi n’y aurait-il pas de sous pour une transition verte nécessaire, pour créer des emplois? Qui a décidé que ce serait les banques privées qui créeraient les sous ( qui feraient tourner la planche à billets, en fait) selon leur intérêt propre, et surtout pourquoi aucun contrôle démocratique n’est-il mis en place?

    Gaël Giraud est, je crois, un professeur très pédagogue sur ces questions. Bonne écoute de cette première partie ( en attendant la suivante la semaine prochaine !).

    Novembre 2014 Gaël Giraud
    • La monnaie, ce sont les banques privées qui la créent 1/2
     
     

     


    Gael_Giraud_ce_sont_les_banques_privees_qui... par pascale-fourier

     Transcription lisible sur le Net ci-dessous  ( transcription assurée par Audrey d’Aquin):

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  • Frédéric Lordon: y'a de la cata à l'horizon...

    Il fait froid, il neige... Bonne raison pour lire le dernier texte de Frédéric Lordon, un texte en date du 2 décembre, là sur son blog: http://blog.mondediplo.net/2010-12-02-Ne-pas-detruire-les-banques-les-saisir.

    Il y a toujours plusieurs façons de lire un texte, d'être attentif à tel ou tel passage, suivant ce que le lecteur a lu avant, ses interrogations, ce qu'il sait déjà de l'auteur...

    Moi, ce que j'ai toujours gardé dans l'esprit depuis Mars 2009, c'est un passage de l'interview qu'il m'avait accordée et qui disait en substance que, s'il y avait eu à l'automne 2008 krach bancaire généralisé, on aurait eu intérêt à avoir stocké les sacs de patates dans sa baignoire, parce que pour retirer ses sous à la banque, faudrait pas y compter...

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  • Pourquoi les banques sont bien heureuses des politiques de rigueur qu'on nous impose....

    Waouh !!! Je viens de comprendre quelque chose!!!!

    Je vous raconte..... Je me disais par devers moi que je ne comprenais pas pourquoi les marchés poussaient à des politiques de rigueur pour réduire la dette, vu que la dette, ça peut être super intéressant à acheter puisque ça rapporte des intérêts ( et puis assez sûrs jusqu'à maintenant...). Et p't'être bien que j'ai trouvé une explication dans un article remarquable de Martine Orange et Laurent Mauduit : je leur pique un passage de leur article:

    "[...] Protégées par les Etats, qui s'interdisent d'avoir la moindre visibilité sur la situation exacte des banques et encore plus de faire le ménage entre les établissements sains et les autres, ces dernières continuent à faire payer à l'ensemble de l'économie leurs errements passés. Après avoir transmis la charge de la crise financière aux Etats, elles s'érigent en professeur de vertu budgétaire auprès des gouvernements. La charge n'est pas désintéressée: conscientes qu'elles vont avoir besoin de lever énormément de capitaux pour renforcer leurs fonds propres sur des marchés très encombrés – Etats, collectivités locales, entreprises ont aussi besoin de se financer –, elles tentent d'évincer les Etats, concurrents dangereux car les plus crédibles, du marché de la dette. Selon les estimations de l'Independent credit view, une agence de notation suisse, le système bancaire européen a un besoin de financement de 1.500 milliards d'euros d'ici à fin 2011. "

    Je traduis. Les banques ont failli couler. La situation de crise engendrée a nécessité l'intervention des Etats, qui du coup ont dépensé plus qu'ils ne gagnaient, d'où creusement de la dette. Une fois que la crise suscitée par les errements de la finance a bien mis les Etats dans la mouise, les banques, qui sont encore dans une situation délicate en fait,  travaillent à imposer des politiques de rigueur pour pouvoir récupérer les sous qui, naturellement, iraient plutôt se placer sur de la dette d'Etat...

    Trop fort, ça !!! Je sais bien que j'ai sans doute la vue un peu courte ( mais elle devient de plus en plus courte ces derniers temps!! Peut-être l'effet du bonnet phrygien qui me tombe un peu dans les mirettes depuis que je l'ai sorti de mon placard....), mais que le gouvernement sacrifie le peuple ( les dépenses de l'Etat, qui regroupent notamment toutes les aides sociales de l'Etat, APL,RSA ou l'aide aux adultes handicapés (AAH) par exemple, vont être réduites) sur l'autel des intérêts de la banque, moi, j'avoue, ça me scie un peu... Enfin non, ça ne me scie pas, parce que ça voudrait dire que je reste comme deux ronds de flan...non non non!!! Ca me met carrément colère.... Et justement, il s'appelle comment, l'article de Martine Orange et Laurent Mauduit?? "Les raisons de la colère". On le trouve là http://www.mediapart.fr//journal/france/260510/crise-les-raisons-de-la-colere#, et vous verrez ( si vous êtes abonnés...), en quatre pages, des raisons de la colère, il y en a !!

  • Frédéric Lordon : la nationalisation intégrale des banques est une nécessité

    Crise : La première des 4 interviews de Frédéric Lordon, chercheur au CNRS

    Où vous apprendrez :

    • Qu'en Octobre 2008, la crise était un problème de dettes immobilières des ménages
    • et que, comme on avait appris des crises précédentes et celle de 29 en particulier, on a assisté là à l'ouverture du robinet à liquidités et relance budgétaire,
    • mais que c'est insuffisant
       
    • qu'à l'époque, une solution existait pour enrayer immédiatement la crise : il fallait renflouer les ménages pour renflouer les banques,
    • ce qui permettait un lissage de la charge pour les finances publiques sur les calendriers initiaux des dettes contractées( 20-30 ans)
    • que les ménages seraient redevenus solvables, les actifs dérivés du coup auraient été restaurés dans leur valeur, on effaçait du coup les pertes bancaires et les banques pouvaient re-prêter

       

    • Mais que cette solution avait une date limite fraîcheur : mi-Novembre 2008
    • car qu'après cette date, on passe d'une situation où les banques sont en mauvais était à une récession franche
    • et que la récession est une machine à créer de la mauvaise dette
    • parce que la récession amène le chômage, donc des difficultés encore plus grandes pour rembourser les prêts, et parce que surtout les anciennes activités rentables cessent de l'être
    • et que c'est un enchaînement sans fin, raison pour laquelle les plans ont toujours un ordre de grandeur de retard
    •  

       

    • Qu'en fait, trouver une solution se heurte à des réticences idéologiques.
    • Qu'en octobre, il était hors de question de sauver des agents économiques qui ne soient pas des banques
    • qu'actuellement; la clef de l'amélioration des choses si ce n'est de la sortie de crise est la nationalisation intégrale du système bancaire
    • pourquoi? Parce que même des banques qui voudraient jouer le jeu et prêter ne le peuvent pas : les nouveaux crédits deviendront de mauvaises dettes à cause de la récession et personne ne s'y risquera.
    • Qu'il faudrait donc que toutes les banques prêtent toutes en même temps, ce qui relancerait la machine
    • mais pour que cela réussissent, il faut bien évidemment que cela soit fait de façon coordonnée, et qu'il n'est qu'une entité capable d'assurer cette coordination, l'Etat, qui doit donc prendre les commandes.
    • et que prendre les commandes, c'est nationaliser, et nationaliser de façon intégrale
       
    • qu'évidemment, on se heurte là aussi à des réticences idéologiques.
    • que les USA vont devoir nationaliser, mais ils le feront de la plus mauvaise manière en nationalisant des banques au cas par cas, ce qui fera passer à côté de l'effet de coordination nécessairement.
    • qu'on on assiste à un débat surréaliste aux USA ! Le mot est impossible même à prononcer pour certains....
    • Qu'on risque donc de passer à côté de l'occasion de trouver une solution , et à force de passer à côté des solutions possibles, cela risque de mal finir...

    En écoute ( 15 minutes) ci-dessous
    podcast

    A partir de cette page  http://jaidulouperunepisode.org/004_Lordon_1_sur_4.htm , téléchargement, écoute en petites unités, présentation de Frédéric Lordon et documents complémentaires.