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C'est drôlement bien chez les autres ! - Page 16

  • Frédéric Lordon : refaire le cadre

    J'en ai déjà sans doute parler...mais je ne trouvais plus la référence... Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut écouter les quelques minutes de Lordon que Daniel Mermet a repris dans une émission récente sur Alexis Tsipra. C'est court et édifiant. Malheureusement, la seule personnalité politique que j'ai entendu parler de cette notion de "cadre" que certains acceptent et d'autres voudraient dépasser, c'est Marine Le Pen... Eh oui, ce n'est toujours pas la gauche qui est capable de poser clairement les choses sur la table ( même et y compris le Front de Gauche, à moins que je ne sois sourde, ce qui est possible....).

    C'est sur cette page : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2468, plage 5 à partir de la 4° minutes, et si vous voulez vraiment plonger au coeur du problème plage 6 à 1 mn 11...

  • Un vrai travail pédadogique: la conférence "enrichie" de Myret Zaki sur la dette grecque

     Les conférences filmées ont quand même le don d'être...imbuvables !Sauf éventuellement si on les écoute en faisant la vaisselle ou en faisant son repassage, c'est-à-dire en somme comme une émission de radio ( mais alors une mauvaise émission de radio...)

    C'est pour cela qu'l faut écouter- et même regarder, c'est dire ! - le magnifique travail qui a été fait par Usf Prod, un peu comme on regarderait un modèle à imiter. C'est que, si j'ai bien compris, ils sont partis d'une conférence normale, genre vraiment imbuvable dans sa longuer ( 2 heures et demie - mais on pourra y trouver l'intervention d'Etienne Chouard, ce qui ne peut pas faire de mal je pense (là: http://www.youtube.com/watch?v=3AUbvQIdxy8 en haut à droite)... Là, intro, intertitres, documents d'illustration..on ne s'ennuie pas ( et il vaut mieux ne pas faire son repaasage et encore moins la vaisselle...).

    En somme, si quelques personnes pouvaient s'inspirer d'une telle production pour mettre en forme un certain nombre de conférences passionnantes quand on y est, ce serait bien...

     

     Bon visionnage !

  • Frédéric Lordon : Front National, même causes, mêmes effets.

    Pour ceux à qui cela aurait échapper, Frédéric Lordon a écrit un texte après les élections....et il est là : http://blog.mondediplo.net/2012-05-02-Front-national-memes-causes-memes-effets.

    Et il pense de plus en plus comme moi... Je ne vous donne qu'un extrait :

    "Portant à toutes les erreurs d’analyse ceux qui étaient trop disposés à prendre leur désir pour la réalité, l’« anomalie » du scrutin de 2007 demande donc bien plutôt à être reconsidérée comme une occurrence de plus d’une régularité politique de longue période — mais celle-là même qu’aucune des certifiées élites ne voudra admettre, ni seulement voir. Car sans discontinuer depuis 1995, le corps social, quoique se dispersant entre des offres politiques variées, n’a pas cessé de manifester son désaccord profond avec le néolibéralisme de la mondialisation et de l’Europe Maastricht-Lisbonne ; et avec la même constance, le duopole de gouvernement, solidement d’accord, par delà ses différences secondes, sur le maintien de ce parti fondamental, n’a pas cessé d’opposer une fin de non-recevoir à ce dissentiment populaire. La montée du FN n’est pas autre chose que le cumul en longue période de ces échecs répétés de la représentation, le produit endogène des alternances sans alternative qui pousse, assez logiquement, les électeurs à aller chercher autre chose, et même quoi que ce soit, au risque que ce soit n’importe quoi."

  • Comment les dominants dominent...

    C'est un email qui est arrivé dans ma boîte aux lettres, des éditions du Croquant que dirige Alain Oriot. Ca me présentait la dernière livraison de la revue Savoir/Agir, et ça m'a bien plu, la présentation de la revue ( qui coûte seulement 10 euros...)

    " Les dénonciations des riches et des nantis sont une constante dans la presse et les discours politiques qui n’hésitent pas à magnifier « la France d’en bas ». L’opposition entre le peuple et « les gros » a plus d’un siècle d’existence, en France comme ailleurs, où la critique des élites, de leur pouvoir et de leurs privilèges semble faire consensus, du moins dans les discours.Cette critique est facile, d’autant plus que ces élites sont mal connues, qu’il s’agisse de leur niveau de richesse (un récent sondage indiquait que pour les personnes interrogées, un ménage peut être considéré comme "riche" quand ses revenus atteignent 8.300 euros par mois) ou qu’il s’agisse de leur capacité à cumuler les positions sociales et politiques.

    Mais cette critique est vite désamorcée par deux registres principaux de légitimation des élites et des positions dominantes qui les caractérisent.Le premier est le registre du mérite et des compétences spécifiques pour « en être » (diplômes, formation, aisance, relations sociales et politiques..). Le second est le registre du hasard et de la chance qui interdit de reprocher à quelqu’un sa naissance. Les deux registres sont souvent mêlés et se retrouvent fréquemment dans les descriptions des trajectoires de ces hommes et de ces femmes qui, bien dotés au départ, se sont toutefois donnés du mal pour être là où ils sont.

    Le corollaire de cette légitimation est hélas une légitimation des situations dans lesquelles se trouvent « les gens du peuple », tout à la fois mal servis et résignés.

    L’objectif de ce numéro de savoir/ agir n’est pas d’ajouter aux dénonciations existantes mais de montrer ce qui fait l’élite et comment elle réussit à être ce qu’elle est. A l’inverse des « success stories » qui insistent sur le mérite des individus, leurs ambitions et leur dextérité à mener leur carrière, et qui alimentent l’idée d’une instabilité des fortunes économiques et sociales et d’une circulation des élites, il s’agira de montrer ce que ces individus doivent à leur famille, à leurs relations sociales et plus généralement à la mobilisation collective des leurs. La domination telle qu’elle existe se travaille, en famille, en lignée, en réseaux. C’est sur cet effort continu et collectif des classes dominantes que portera ce numéro, montrant que cette domination n’est en rien le fruit du hasard et qu’une seule redistribution des cartes au départ ne suffira pas à changer la donne."

    Une présentation plus complète de la revue se trouve là : http://atheles.org/editionsducroquant/revuesavoiragir/revuesavoiragirn19/index.html, et il me semble que ça vaut le coup de faire un petit achat ( qui soutiendrait d'autant les éditions du Croquant qui le mérite !).


  • Hervé Le Bras sur France Culture, à écouter pour battre en brèche bien des idées erronées...

    Bon bon bon, il fait beau et je préfère rencontrer des amis que passer du temps devant l'ordi, mais n'empêche que je voulais partager cela avec vous.

    Hervé Le Bras, c'est un démographe, directeur d'études à l'INED (Institut national d'études démographiques), enseignant à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Et surtout, tout récemment, une version augmentée d'un ouvrage coécrit avec Emmanuel Todd vient d'être publiée : L'invention de la France.

    Et en somme, moi, si j'étais vous, j'écouterais une petite émission de 39 minutes qui est là : http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-une-certaine-idee-de-la-france-entretien-avec-herve-le-bras-2012-03-22. Si vous avez moins de temps, il faut prendre à 17 minutes : restent alors une vingtaine de minutes, le temps de préparer un repas- mettre la table intelligemment !

  • 11 mois d'enquête sur N.Sarkozy et la Libye en accès libre demain ce vendredi dès midi !

    Le début du dernier article sur le financement de la campagne 2007 de N. Sarkozy. La suite sur Mdiapart en accès libre ce vendredi dès midi! Une info à partager...http://www.mediapart.fr/


    « Je confirme qu’il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu’un financement a bien été reçu par M. Sarkozy. » L’homme qui parle est celui qui a validé en 2006 le principe d’un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye. Baghdadi Ali al-Mahmoudi était le secrétaire général du Comité populaire général, soit le chef du gouvernement libyen, dont les « instructions » sont mentionnées en toutes lettres dans la note du 10 décembre 2006 révélée par Mediapart (lire sous l'onglet Prolonger).

    Aujourd’hui détenu en Tunisie, M. Baghdadi a confirmé, mercredi 2 mai au soir, à Mediapart, par l’intermédiaire de l’un de ses avocats, Me Béchir Essid, tant l’existence de la note signée par Moussa Koussa, ancien chef des services secrets libyens, que le montant de 50 millions d’euros débloqués en 2007 par le régime Kadhafi pour l’actuel chef de l’État français.

    [...]