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  • Quand l'art oratoire se réfugie....à Médiapart !

    ... vous-en fichez p't'être...mais mon vrai métier, c'est les mots, les textes, la littérature.... La littérature?? Voui, sauf que je suis toujours un peu en porte-à-faux vis-à-vis de mes collègues, parce que moi ce que j'aime, ce qui m'émeut, ce qui m'emmène au paradis intellectuel, ce sont les textes argumentatifs... On ne traduit pas impunément Démosthènes dans sa jeunesse....

    Et parfois, il me vient à penser que la disparition de l'art oratoire est bien symptômatique de quelque chose, d'un renoncement à la défense des valeurs, d'un renoncement à la défense de la démocratie in fine.... L'"Empire du moindre mal" est passé par là ( cf les livres de Michéa..).

    Vous-en fichez peut-être....mais la verve, la tension de la pensée dans un texte argumentatif, je les retrouve chez certains journalistes de Mediapart, quand ils se laissent aller à des articles intitulés "Parti-pris".... Laurent Mauduit nous en a encore accordé un aujourd'hui. Avant lui, il y a peu de temps, c'était Edwy Plenel....

    Vous-en fichez peut-être... et je ne peux pas vous sortir les articles de Mediapart - que le pouvoir esssaie toujours d'étrangler financièrement  par des procès et qui dépend donc de l'honnêteté de ses lecteurs.....

    Mais pour ceux qui ont la chance d'être abonnés... je voulais juste leur dire : lisez bien les partis -pris de Laurent Mauduit ( et de Plenel) : c'est du bonheur intellectuel en barre ! Pour la forme, certes, mais au service du fond !!!!

     

     

  • Jacques Sapir : la véritable rupture.

    Autre chouchou de Pascale, Jacques Sapir.... Bon bon bon bon, on ne peut pas dire que les grands médias lui ouvrent souvent leurs colonnes ou ondes...et ils ont tort, parce qu'il est de ceux qui vivifieraient le débat démocratique....

    Jacques Sapir travaille... Jacques Sapir produit.... et ses textes sont là: http://www.medelu.org/spip.php?rubrique16. Le dernier qu'il a écrit est, comme d'ordinaire, toujours aussi intéressant, même si on peut avoir quelques réserves sur la fin de celui-ci... Mais bon..... à un moment, il dit :

    "Aujourd’hui plus que jamais, une rupture est nécessaire avec les politiques mises en œuvre à gauche comme à droite depuis le tournant de 1982-1983.Nicolas Sarkozy s’était fait élire sur ce thème en le dévoyant totalement. Son échec est aujourd’hui patent. Ce ne sont pas les surenchères dans l’européisme ou l’atlantisme qui arriveront à le masquer.

    La rupture est nécessaire pour éviter le piège de la déflation européenne qu’organisent tant les apôtres de l’équilibre budgétaire que les partisans d’une gouvernance européenne qui se réduirait à un contrôle sur les dépenses. Or, on sait bien que le plein emploi est la première des variables en ordre d’importance pour l’équilibre du régime des retraites. Toute politique de déflation nous condamne à répéter le scénario dit de la « réforme ».

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  • Bernard Cassen : changer les règles du jeu...

    J'ai mes petits préférés.... et Bernard Cassen en fait partie....Il est de ceux qui savent vous mettre devant des évidences toutes bêtes parce qu'ils osent dire ce qu'on n'ose plus dire.....

    Bref, mon petit préféré ( euh.... faut être sur un blog pour dire cela, parce qu'il m'impressionne, en fait...), il écrit des petites chroniques sur le site de Mémoire des luttes: http://www.medelu.org/. Et je lui pique sa dernière chonique ( les mises en gras sont de moi...)

    "Chronique - novembre 2010

    Changer les règles du jeu,par Bernard Cassen


    En politique comme ailleurs, il y a des problèmes sans solution si l’on ne change pas les règles du jeu. En Europe, c’est le cas du financement des services publics, de la protection sociale et des systèmes des retraites.

    A un degré ou à un autre, la plupart des gouvernements sont englués dans d’énormes déficits publics largement imputables aux opérations de sauvetage des banques et aux plans de relance visant à juguler la crise économique et financière provoquée… par ces mêmes banques. Sauvées du désastre par l’argent public, elles en veulent maintenant encore davantage. Comment ? En imposant, avec la complicité des agences de notation, des taux d’intérêt exorbitants pour leurs prêts aux pays les plus vulnérables. Ce qui creuse encore plus leurs déficits publics…

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  • Faut arrêter de dormir : N. Sarkozy, lui, veille....

    Ca y est ! Elle est promulguée, la loi sur la "réforme" des retraites ! Cette nuit, à 02h22...

    J'aime bien Gérard Filoche ! Il pleuvait à seau sur Paris samedi, et il était là dans le défilé, je l'ai vu ( pas vu d'entre pontes du PS...) et il écrit aujourd'hui :

    C’est de nuit, à la sauvette, que le type du Fouquet’s qui allait chercher du liquide chez Bettencourt, l’a promulguée.

    Jamais la plaie ouverte de ce coup de force anti démocratique, contre 75 % de la population, contre tous les syndicats unanimes, et contre le plus grand mouvement social de l’histoire de ces 40 dernières années, ne se refermera tant que cette loi Sarkozy scélérate de pillage des retraites ne sera pas abrogée et tant que son auteur ne sera pas chassé.

    Retour aux 60 ans et à taux plein.

  • SNJ Ouest-France : une presse aux ordres??

    Bon bon bon.... Je suis allée en Bretagne  à Toussaint... et là-bas, j'ai de mauvais amis, enfin des amis qui ne pensent pas correctement.... L'un d'entre eux aidait au blocage d'une raffinerie, c'est vous dire.... N'empêche que ses mauvais amis m'ont avertie qu'un de leurs mauvais amis leur avait transmis le communiqué du SNJ du journal Ouest-France.. Le SNJ, ce n'est pas n'importe quoi, c'est le Syndicat national des journalistes, le grand syndicat des journalistes, si vous préférez. Ouest-France, c'est le journal réginal le plus important de France... Et rarement j'ai lu un communiqué du SNJ aussi virulent... et aussi alarmant...

    Comme on ne peut pas dire que ce communiqué ait été beaucoup relayé, je le mets ici.... Et court pleurer dans ma chambre sur l'état de dérilection de la démocratie en France, encore une fois....

     

    Syndicat national des Journalistes Ouest-France

    25 octobre 2010


    Enrayer le déclin éditorial


    Trop, c'est trop ! En ces temps de mouvement social de grande ampleur, nos éditorialistes attitrés s'affranchissent avec constance des principes-mêmes sur lesquels le journal fonde sa culture, son image et la confiance de ses lecteurs. Chaque matin ou presque, pour voler au secours de Sarkozy et de sa politique, la une affiche une ligne idéologique à sens unique.

    Quand, à Ouest-France, ligne éditoriale et idéologie font bon ménage, le projet de réforme des retraites est présenté comme une évidence qui doit s'imposer à tout esprit sain et raisonnable. Sa contestation prolongée et résolue est d'une irresponsabilité coupable au regard des générations futures. La radicalisation du mouvement social met en péril l'équilibre économique et sape les fondements de
    notre démocratie. Le gouvernement, droit dans ses bottes, incarne l’ordre et la fermeté. Les opposants, eux, alors qu’ils ont le soutien de la majorité des Français, sont présentés comme divisés et sans projets sérieux.

    Que deviennent le pluralisme, la défense de la démocratie, le respect du lecteur qu’Ouest-France brandit, à la première occasion venue comme son étendard ? Les consignes données aux rédactions par la hiérarchie sont sans ambiguïté : il faut restreindre la couverture des manifestations « pour éviter de lasser » le lecteur ; il importe de mettre l’accent sur les perturbations – lycées bloqués, stations services à sec… – et de donner surtout la parole « aux gens dont l’activité commence à être
    perturbée par le mouvement ».

    Sur le terrain, de nombreux journalistes ont été interpellés par des lecteurs choqués et qui se sentent trahis. Dans nos rangs aussi, la colère s’exprime, comme lors de l’AG de la section Ouest-France du SNJ: « Qu'on arrête enfin de nous faire passer des choix idéologiques pour des choix journalistiques…, s’insurge une consoeur. Non, les gens qui sont contre le mouvement social actuel ne créent
    pas un événement à couvrir au même titre que ceux qui manifestent ! » « Qu'on arrête d'essayer de minimiser l'ampleur de ce mouvement, en nous demandant de donner la parole à tout le monde, s’indigne un autre. Et l'édito de samedi, à qui donne-t-il la parole ? »

    Le SNJ n’est pas opposé à l’expression d’opinions affirmées dans les éditoriaux. A condition que les points de vue divergents puissent s’exprimer à la même place. A condition que le traitement de l’actualité reste dans le cadre dont il n’aurait jamais dû sortir : celui d’une information honnête et équilibrée des lecteurs.

    C'est pourquoi le SNJ mène un combat pour la reconnaissance, par la loi, de l’indépendance des équipes rédactionnelles, leur permettant de s’opposer collectivement à toute pratique porteuse d’un risque heurtant la conscience professionnelle des journalistes.

    Plus d’infos sur http://snj.of.free.fr/