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  • Moscovici contre Sapir : des propos assurément détestables !

    Honteux, insupportable, détestable ! J'ai voulu écouter in  extenso l'émission  Mots Croisés du 3 février dernier, émission qui opposait Pierre Moscovici à Marine le Pen, pour trouver les propos que dénonçait Jacques Sapir dans un billet que l'on pourra trouver sur son blog. C'est au bout de 1heure 04 minutes que l'on trouve l'accusation de Ministre envers Jacques Sapir :il dit effectivement très clairement que Jacques Sapir serait d'extrême-droite.

    L'émission : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/mots-croises/mots-croises-du-lundi-3-fevrier-2014_515779.html

    Le billet que l'économiste lui-même a écrit en réponse à cette accusation du Ministre sera largement au-dessus de tout ce que je pourrais dire moi-même, et je vous en conseille donc très vivement la lecture. Le Ministre ment, et il le sait. Il le sait, parce que toute personne un peu attentive aux propos de Jacques Sapir le sait.

    Chercher à invalider les thèses portées par Monsieur Sapir en le stigmatisant est infâme. Même si on n'attend rien du Ministre qu'est Monsieur Moscovici - et pas même de savoir répondre intelligemment à Marine Le Pen, on peut le constater en écoutant le débat...- , on peut au moins exiger de lui un peu de décence. C'est visiblement déjà lui demander trop !

  • Bas salaires ou chômage : la seule alternative proposée par la mondialisation?

    C'est une chronique d'Alain Frachon dans le Monde du 17 janvier 2014 qui a attiré mon attention. dans celle-ci, le journaliste  analyse l'appauvrissement de la classe moyenne aux USA, puis il élargit son propos. A un moment, il dit : "Là où l'Europe du Nord, celle qui s'est "adaptée" à la mondialisation,  compte un nombre croissant de travailleurs pauvres, la France aligne ses bataillon de chômeurs. Bas salaires ou chômage. Les Français ont choisi, sans poser la question : y a-t-il un moindre mal pour la société? La réponse n'est pas évidente".

    Au moment où François Hollande reçoit Monsieur Hartz - celui grâce auquel l'économie allemande va bien, nous dit-on, si du moins on ne s'intéresse pas à la paupérisation galopante des salariés allemands -, on peut se demander si François Hollande ne songe pas à une réorientation de la "préférence" française... Quand on écoute l'ensemble du discours socialiste, qui fait appel au doux lexique entendu tout au long d'un autre quinquennat ( ""réformes structurelles", "adapter le marché de l'emploi aux exigences d'une économie internationalisée", "combattre les déficits", faire des économies", etc..), il y a de quoi s'inquiéter....

    Bas salaires ou chômage... telle serait donc la question. Oui, si effectivement on oublie l'urgente nécessité d'une démondialisation autrefois prônée par le Ministre du redressement productif, et aujourd'hui jetée aux oubliettes socialistes.... Mais la mondialisation est un construit politique - et ce qui est de l'ordre du politique peut être déconstruit, à condition que cela fasse partie du débat démocratique. On en est loin.