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  • Les Etats émergents : vers un basculement du monde?

    La Fondation Res Publica, dont Jean-Pierre Chevènement est le Président, fait des colloques de haute tenue, très haute tenue! J'ai la chance de recevoir les petites brochures que la fondation fait après les conférences... et le dernier opus était plus qu'intéressant. J'ai regardé pour vous : vous pouvez aussi avoir accès à tout ce qui est fait.

    Le colloque intitulé "Les Etats émergents : vers un basculement du monde?" est donc là en son entier : http://www.fondation-res-publica.org/Les-Etats-emergents-vers-un-basculement-du-monde_r97.html. Et je vous conseille très vivement la  contribution d'Hervé Juvin, Président d'Eurogroup Institude et auteur de "Le renversement du monde-Politique de la crise".

    Certes, je vous le conseille pour le petit passage que je vous mets en-dessous, mais c'est l'ensemble qui est vivifiant ( et beaucoup plus riche que le petit passage que je cite). Courrez le lire !

    Extrait : "« La place des émergents dans le commerce international » : cette formulation exprime une deuxième idée reçue, un autre « trompe-l’œil ». L’anatomie des chiffres du commerce international révèle que ce qui s’est développé, ce qui se développe sous le grand parapluie de la notion d’« émergents », ce sont d’abord les échanges à l’intérieur des firmes transnationales. Une partie majeure de ce que nous appelons le « commerce international » recouvre ce que Apple, Renault-Nissan etc. échangent pour aboutir au produit fini. Je donnerai l’exemple assez caractéristique de plates-formes construites en Chine, recevant du Japon, d’Allemagne et d’une plate-forme du Maghreb, des composants qui y sont assemblés pour être finalement vendus en Amérique du sud. C’est probablement du commerce international mais tout cela se fait sous une seule étiquette d’entreprise. Or nous connaissons l’importance du débat sur les prix de transfert au sein de ces entreprises transnationales. Donc, quand on parle d’échanges et d’émergence, il faut savoir que ce sont d’abord les firmes transnationales qui ont émergé."

  • La promesse de Florange

    Je n'avais pas suivi l'affaire, et j'avais eu tort... mais j'ai regardé un superbe documentaire d'Anne Gintzburger  sur Florange sur France 5, et je ne peux que vous conseiller de le regarder à votre tour. On le trouve sur le Net puisque je l'ai regardé comme cela....

    La présentation de France 5 est là : http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-16-2013/articles/Le-Monde-en-face-La-Promesse-de-Florange/p-17964-La-Promesse-de-Florange.htm

    A un moment, Monsieur Mittal dit : "Je n'ai peur d'aucun président". Il a compris les choses, lui : avec l'architecture économique qui est la nôtre ( libéralisation des mouvements des capitaux, libre-échange), pourquoi aurait-il peur? Et c'est donc pour cela qu'il faut démondialiser, si on peut redonner un sens réel à la politique.

  • La cruciale barre des 90% d'endettement remise en cause

    Ca date de quelques jours... C'est un article du blog des économistes du Monde.... Un article relatait le fait que la sacro-sainte barre des 90% d'endettement qui devait amener un taux de  croissance moyenne de -0.1% ( ou, c'est bien "moins") serait en fait le résultats de travaux erronés. Tout est expliqué dans l'article, je vous laisse lire : http://economieamericaine.blog.lemonde.fr/2013/04/17/une-erreur-dans-une-etude-sur-lausterite-degomme-les-idees-recues/#xtor=RSS-3208

    Pas grave, me direz-vous? Si ! Parce que comme le soulignent les auteurs de l'article, "cette étude [a] été utilisée à tour de bras pour justifier des programmes d'austérité, du commissaire européen Olli Rehn évoquant une "recherche sérieuse" à l'ancien secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, pour qui c'est une "excellente étude", comme le rappelle le site collaboratif Quartz dans un petit florilège des citations sur le sujet. [...] Dans le cas français, par exemple, l'étude est citée dans l’introduction du projet de loi de finances 2010. Le Parlement y souligne le risque pour la France de dépasser la barre des 90 % de dette, si les efforts nécessaires n’étaient pas mis en oeuvre pour réduire le déficit. Les députés s'appuient alors sur des chiffres qui, après correction, se révèlent largement surévalués."

    "Les efforts nécessaires[...]en oeuvre pour réduire le déficit", on va les avoir quand même? même si les chiffres étaient faux??