Là, http://blog.mondediplo.net/2010-05-07-Crise-la-croisee-des-chemins#forum59138, il y a un nouvel article du blog de Frédéric Lordon : merci à Benoist de me l'avoir signalé ! Ca n'est pas fait pour rassurer.... , du tout, surtout si on prend au sérieux la possibilité évoquée d'une nouvelle crise bancaire....Là, on réécoute l'ancienne interview que Frédéric Lordon m'avait accordée en mars 2009 ( http://jaidulouperunepisode.org/Interviews.htm) , la 4° partie en particulier, et on frémit....
Mais on y trouve aussi quelques passages jubilatoires:
- - un sain rappel qui permet de mettre en perspective la potion libérale que veut nous faire avaler le gouvernement et qu'il n'ose pas nommer "plan de rigueur : " Avant le choc financier déclenché en 2007, il n’y a pas de problèmes de dettes publiques en Europe. Il n’y en a fucking pas !";
- - l'expression claire et nette de la nature des forces en présence: " A ma droite ce qu’il faudrait faire pour calmer les marchés, à ma gauche le contraire qui convient pour ne pas trop maltraiter les populations dans l’épisode récessioniste (d’origine financière). L’antagonisme est maintenant constitué : corps sociaux vs. finance. On n’attend plus que de voir comment les pouvoirs politiques vont arbitrer."
- - et un autre sain rappel : "Car tous les surendettements dérivent de la déréglementation générale. Le surendettement privé est le produit de la compression des revenus entraînée par la flexibilisation du marché du travail, la concurrence et la contrainte actionnariale. Le surendettement bancaire vient des joies de l’effet levier, quand il s’agit de pousser toujours plus haut la rentabilité financière des paris spéculatifs. Le surendettement public est l’expression de l’idéologie de la défiscalisation – et accessoirement des déséquilibres conjoncturels que l’instabilité d’un système de marché libéralisé ne cesse de recréer."
Bonne lecture !